Abandon de poste : le Gouvernement privilégie une approche juste et conforme aux textes
Le Ministre de la Fonction Publique et du Renforcement des Capacités, Madame Laurence Ndong, a effectué, le mercredi 10 juin 2026, une visite de travail au sein de la Commission des litiges chargée de l’examen des dossiers issus du recensement des agents publics de 2024, afin de s’assurer du bon déroulement des travaux et de réaffirmer les orientations du Gouvernement en matière de discipline administrative, de bonne gouvernance et de gestion rigoureuse des ressources humaines de l’État.
À cette occasion, Madame le Ministre a rappelé que le recensement général des agents publics réalisé en 2024 avait permis d'identifier près de 1 756 cas présumés d'abandon de poste, représentant une charge financière estimée à plus de 680 millions de francs CFA par mois pour l'État gabonais. Conformément aux Très Hautes Instructions du Président de la République, Chef de l'État, Chef du Gouvernement, Son Excellence Brice Clotaire Oligui Nguema, il était impératif que les résultats de ce recensement donnent lieu à des mesures appropriées, dans le strict respect des dispositions législatives et réglementaires régissant la Fonction publique.
Madame Laurence Ndong a tenu à préciser que l'objectif de cette démarche n'est nullement de procéder à des sanctions automatiques ou aveugles. « Chaque dossier fera l'objet d'un examen individuel et approfondi afin de déterminer si les absences constatées sont justifiées ou non. Certaines situations peuvent être liées à des raisons médicales ou à des circonstances particulières nécessitant une appréciation objective et équitable », a-t-elle déclaré. Elle a également souligné que les sanctions prévues par les textes, pouvant aller jusqu'à la radiation des effectifs ou à la mise en débet des agents concernés, ne seront appliquées qu'à l'issue du respect scrupuleux des procédures et des droits de chaque agent.
Le membre du Gouvernement a enfin rappelé que cette action s'inscrit dans la vision du Chef de l'État visant à bâtir une administration moderne, performante et fondée sur les principes de responsabilité, de discipline et de redevabilité. Au-delà de l'impératif de bonne gouvernance et de préservation des ressources publiques, cette démarche répond également à une exigence d'équité et de justice envers l'ensemble des agents publics. Les économies réalisées permettront notamment de dégager des marges budgétaires susceptibles de favoriser l'ouverture de nouveaux postes budgétaires au bénéfice de nombreux agents et diplômés aspirant à intégrer la Fonction publique.